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Nourriture pranique, par Pierre Wittmann

  

  

Sur cette page :

Le besoin de manger
Stage de nourriture pranique
Pourquoi se nourrir de lumière ?


Le besoin de manger

L’homme est constitué d’abord d’un corps physique qui, pour fonctionner, a des besoins physiologiques semblables à ceux des animaux. Il a principalement besoin de respirer et de manger. Respirer, tant qu’il y a de l’air qui contient les gaz appropriés dans des proportions appropriées et n’est pas trop pollué, n’a pas jusque là été un gros problème pour l’humanité, mais pourrait le devenir si la pollution continue à augmenter. On peut aussi imaginer qu’un nouvel être humain, avec un corps composé d’éléments plus subtils, par exemple de lumière, n’aurait plus besoin de respirer. On peut d’ailleurs cesser de respirer dans des états profonds de méditation.

Le besoin de manger est probablement celui qui a eu la plus grosse influence dans le développement des sociétés et qui produit actuellement le plus de problèmes. Pourtant il est prouvé maintenant que l’homme n’a pas besoin de manger, il peut se nourrir de prana. Des milliers de gens se nourrissent actuellement de prana. Il y a même des femmes qui n’ont absorbé aucune nourriture physique pendant leur grossesse et n’en ont donné aucune à leur enfant (en dehors du lait maternel).

On peut imaginer ce que serait un nouveau monde où les êtres humains n’auraient plus besoin de manger. Des secteurs complets de l’activité humaine disparaîtraient complètement, comme l’agriculture, l’élevage, l’industrie alimentaire, le transport et la distribution de la nourriture, le commerce de l’alimentation (magasins, supermarchés, marchés), la restauration, la construction de cuisines et de salles à manger, la fabrication et la commercialisation des appareils et du matériel de cuisine et des services et accessoires de table. Indirectement, cela aurait des conséquences considérables sur l’environnement, l’écologie, le besoin d’énergie, l’occupation des sols, la préservation de la nature et le paysage, la pollution, l’économie, et la santé, puisque la nourriture est la cause de la plupart des problèmes de santé. Cela résoudrait aussi définitivement le problème de la famine et de la malnutrition.

Le fait de ne plus avoir besoin de manger produirait aussi de grands changements dans notre emploi du temps et notre vie quotidienne. Nous n’aurions plus besoin de faire des courses de nourriture, de cuisiner, de manger ni de faire la vaisselle. Comme la digestion est, dans notre vie, ce qui consomme le plus d’énergie, nous aurions plus d’énergie et nous aurions moins besoin de sommeil, environ la moitié de nos besoins lorsque nous mangeons.

Dans la société actuelle, la plupart des gens doivent travailler pour gagner leur vie, leur pain quotidien, pour pouvoir se nourrir et nourrir leur famille, c’est-à-dire pour survivre. Souvent, ce travail est peu gratifiant, il demande beaucoup de temps et d’énergie et ressemble à un esclavage. Sans manger, est-ce que les gens auront encore envie, et besoin, de travailler ? Avoir assez d’argent pour acheter à manger est un besoin vital, mais quels sont, dans notre vie, les autres besoins vitaux, qui nous obligeraient à travailler pour pouvoir les satisfaire ? C’est une question que nous pouvons nous poser.


19-20 novembre 2020, Chiang Mai

Stage de nourriture pranique

Je suis revenu depuis dix jours du stage de prana. C’était très intéressant, et une forte expérience, mais je ne suis pas devenu pranique. Nous étions dans un gîte près de Crest, un joli endroit perdu dans la nature tenu par des Hollandais. Nous étions vingt-deux stagiaires au début, un groupe très sympa et harmonieux, des personnes plutôt branchées, et quinze pour la deuxième semaine. J’ai ensuite prolongé pour la troisième semaine sur Skype : nous étions quatre. Nous ne mangions rien et ne buvions que de l’eau ou des tisanes. Je n’ai donc pas mangé pendant 21 jours, à part une figue et un jus de légume dilué les trois derniers jours, ce que Gabriel m’avait autorisé parce que je me sentais très faible. Trois fois par jour, nous avions des séances en groupe, en général à 8h, 13h et 19h, qui étaient l’occasion de repas praniques, c’est-à-dire des méditations ou visualisations guidées dont le but était en général l’imprégnation de prana, mais aussi parfois des séances de vidange ou d’introspection, précédées ou suivies souvent de partages. Gabriel est très créatif et c’était toujours différent. Parfois, nous avions des séances d’exercices en plein air. Il y avait aussi une méditation, souvent guidée, de 4h30 à 5h du matin, ce que j’ai beaucoup apprécié : cela me rappelait mes séjours dans les monastères. Entre temps, nous étions libres.

La première semaine, je me suis senti très bien et n’ai pas eu de symptômes désagréables. J’ai fait des marches tous les jours sur les sentiers forestiers environnants. J’ai lu un petit peu et ai regardé quelques vidéos au début, puis ensuite j’ai complètement arrêté, j’ai seulement regardé mes mails tous les 2-3 jours, mais il n’y en avait pas beaucoup. Il y avait une piscine, mais je n’y suis jamais allé. Et la possibilité de faire des excursions dans les villages des environs comme Grâne ou Mirmande.

La deuxième semaine, je me suis senti très fatigué les trois premiers jours, puis ensuite j’ai retrouvé de l’énergie, mais je m’essoufflais vite et ne pouvais plus aller me promener dans la mon­tagne, alors je marchais sur la route d’accès au gîte, souvent le soir au coucher du soleil. La première semaine, il ne faisait pas très beau, et plutôt froid, et il a plu un peu, j’étais content d’avoir emporté pull et anorak ; rien à voir avec les semaines de canicule qui avaient précédé. La deuxième semaine, c’était un peu mieux, et le beau temps est revenu à la fin. J’ai perdu 4 kg la première semaine et 2 kg la deuxième, ce qui est moins que ce que j’attendais, et en fait mes peurs à ce sujet n’étaient pas justifiées (la semaine de détox à Ko Samui, j’avais perdu 5 kg). C’est pour cela aussi que j’ai décidé sans hésitation de continuer à la fin de la première, puis de la deuxième semaine.

Ce qui m’a surtout poussé à continuer, c’est le fort désir de devenir pranique, car je ne doutais pas que ce fût possible et que c’est ce qui se produirait, même si Gabriel n’a jamais été très affirma­tif à ce sujet ; mais c’est le message que j’avais reçu de toutes mes lectures et vidéos concernant la nourriture pranique : si on fait le processus de 21 jours on devient pranique. Mais peut-être que si on a trop cet objectif en tête, il devient un obstacle. La troisième semaine, j’ai commencé à me sentir vraiment fable et fatigué, j’avais faim et je ne pensais qu’à la nourriture, à tous les bons plats que j’avais mangé dans ma vie et à ce que j’allais manger si je recommençais à manger après le stage. J’avais l’impression que même si une partie de moi désirait fortement devenir pranique, il y en avait une autre, qui s’est réveillée soudain et qui n’avait vraiment pas envie d’arrêter de manger. Et je voyais que j’étais toujours très attaché à la nourriture. Ce n’était donc plus très positif et cela ne m’a pas aidé à devenir pranique. Il devenait clair que le mode pranique ne se mettait pas en place et que j’avais de moins en moins d’énergie et dormais de plus en plus, ce qui est l’opposé des deux principaux paramètres de la nourriture pranique. Gilles, avec qui je partageais ma chambre, semble être devenu pranique, mais c’est peut-être le seul du groupe, avec Raphaël, qui avait commencé une semaine avant nous.

Ce fut quand même une déception, et une sorte d’échec, car je n’ai pas atteint mon but, celui pour lequel j’avais fait ce stage. Mais il ne faut probablement pas le voir comme ça. Ce fut de toute façon un bon stage où j’ai appris beaucoup de choses, et une expérience enrichissante. Il semble que beaucoup de personnes ne réussissent pas à devenir praniques du premier coup. C’est une première étape. Je sais au moins que je peux cesser de manger pendant 21 jours sans trop de difficultés et sans perdre trop de poids. Il semble aussi que je récupère vite. Ce que je remarque maintenant, après avoir mangé de nouveau pendant trois jours, c’est que ne pas manger offre une grande liberté, et la reprise de la nourriture solide demande beaucoup de temps et d’énergie, pour un plaisir qui n’est pas à la hauteur de ce que j’imaginais dans mes désirs de manger. Au début, j’avais plutôt l’impression de manger pour combler un manque physiologique. Et mon désir de devenir pranique ne semble pas avoir diminué : je serais prêt à recommencer. Mais maintenant, faut-il plutôt que j’aborde une démarche progressive ? Bien sûr, après le film Noma au Japon, que j’ai vu hier soir, je me dis que manger a aussi du bon. Ce que j’aimerais, en fait, c’est pouvoir choisir de manger ou de ne pas manger, ce qui semble être la tendance vers laquelle se dirigent maintenant certains prani­ques, comme Alyna Rouelle. Mais pour en arriver là, il faut d’abord arriver à être pranique et à vivre de prana sans manger pendant une certaine période.

Dans l’immédiat, la première chose est de bien retrouver toute mon énergie, et je prévois de manger normalement jusqu’à mon retour en Thaïlande dans un mois. Ensuite, on verra…


29 août 2017, Cabrières d'Aigues

Pourquoi se nourrir de lumière ?

  • Développer la sobriété au lieu de la gloutonnerie (la vertu et le vice du type 7 de l’ennéa­gramme* dont je fais partie), et pas seulement pour la nourriture.
  • Être en bonne santé avec un poids stabilisé.
  • Élever son niveau de conscience et pratiquer la bhakti.
  • Être moins fatigué et avoir besoin de moins de sommeil.
  • Ne plus perdre autant de temps pour se nourrir, y compris les courses, la cuisine, la vaisselle.
  • Faire des économies.
  • Cesser de subventionner l’industrie agro-alimentaire.
  • Éviter les toxines et pollutions qui sont dans la nourriture.
  • Vivre d’une façon plus écologique et civique.
  • Avoir plus de temps et d’énergie pour le travail, l’étude, la pratique.
  • Être dans le cœur et le cerveau droit.
  • Être plus calme et avoir moins de désir et d’aversion.
  • Vivre dans le moment présent et la pure conscience.


9 septembre 2016, Cabrières d'Aigues

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